Voilà le classement dans notre catégorie … 3ème sur 15 … Pas mal, non ?
Et voilà notre classement général chez les monocoques !!! 7ème sur 118 arrivés …Trop contents … et un peu fiers de nous quand-même 😀 !!!
Voilà le classement dans notre catégorie … 3ème sur 15 … Pas mal, non ?
Et voilà notre classement général chez les monocoques !!! 7ème sur 118 arrivés …Trop contents … et un peu fiers de nous quand-même 😀 !!!
Arrivée et accueil dans la marina …
Un petit tour de l’ile …
Rodney Bay
Castries (La capitale)
Laborie
Marigot Bay
De l’eau … essentiellement de l’eau … toujours la même mer … mais toujours différente comme l’avait remarqué un certain Jean-Marie Le C. !
C’est le retour. Ça fait presque 8 heures que je suis à attendre mon vol retour dans le lounge de l’aéroport d’Atlanta. Alors je me suis mis à lire le blog et à découvrir tous les commentaires postés.
J’avoue qu’ils m’ont fait remonter quelques émotions rétrospectives. C’est bon et touchant d’avoir lu tous ces témoignages et encouragements. Il y a un détail que je voudrais préciser.
Il y a quatre ans, c’est vrai que j’avais été l’auteur du blog. Mais cette année, Fred et Pascal ont aussi largement contribué à l’écriture du blog. Nous en avons écrit environ un tiers chacun. Tous les remerciements que j’ai pu recevoir en particulier sont bien entendu destinés à tous les trois. Pas toujours facile de savoir qui à écrit quel jour ! N’est-ce pas finalement une marque de cohésion de l’équipage ?
Et moi aussi je les remercie d’avoir apporté leurs lumières, leur talent et leur humour à cet exercice quotidien. Ça a été bon de le partager. Ce n’était pas une tâche planifiée sur le tableau d’affichage mais personne ne s’est jamais fait prier pour l’accomplir.
Côté redaction des commentaires, certains ont des auteurs difficilement identifiables ; soit anonymes, soit avec des abréviations qui nous échappent ! C’est dommage 🙁 … Nous aurions bien aimé connaitre ceux qui nous ont encouragés. Si ils se reconnaissent et si ils lisent cet article, un petit clin d’oeil pour s’identifier serait cool ! On a envie de les remercier 🙂
Voilà. C’était le chapitre «rendez à tout le monde ce qui est à tout le monde et vice-versa».
Il y aura d’autres articles avec des photos mais ça demande un peu de boulot. Alors ce sera sûrement après les fêtes. Ceux qui n’auront pas oublié pourront en profiter !
Thierry (Un des trois blogueurs)
La cérémonie de remise des prix avait lieu hier soir et nous sommes montés sur la scène pour recevoir le prix pour notre 3ème place dans notre catégorie !!! Troisième sur 15 dans la catégorie, nous sommes assez contents de notre résultat. Il y avait de sérieux concurrents !
Ce matin après le petit-déjeuner, nous avons récupéré le classement général sur le site de l’ARC et, et, et, …
Nous sommes 7ème sur 118 au classement général !!! Donc du coup carrément contents de notre résultat. Nous étions partis en mode festif (je ne vous rappelle pas nos routines quotidiennes et nos menus du soir 😉 …) et en préférant la sécurité à la performance.
Faut croire que la régularité a été plus payante que la prise de risque !!!
Les bonnes et les très bonnes choses ont une fin et nous voilà arrivés au terme de celle-là. Nous avons plein de photos à trier. Il y aura sûrement un nouvel article avec une sélection de quelques photos. Mais une fois rentrés. Nous sommes en mode Caraïbes jusqu’à demain, alors faut pas nous bousculer.
Encore merci à tous les followers pour tous les encouragements reçus dans le blog, whatsapp, et autres mails. Nous espérons vous avoir fait vivre une tranche de vie sympa et dépaysante. Nous on s’est régalés !!!!!
Oui c’est vrai il y a un peu de relâchement dans l’écriture du blog. C’est vrai qu’on prend ses habitudes … Des petites nouvelles chaque jour …
C’est vrai aussi que depuis que nous sommes à terre, la pression et les routines quotidiennes ont laissé la place à des journées rythmées par le soleil et probablement ralenties par une certaine nonchalance locale !
De plus, il n’y a rien de très intéressant à raconter, entre les lessives, menage, réparations en tout genre …
Et puis, est-ce bien décent en cette période hivernale d’évoquer la chaleur, la couleur et la température de l’eau, les palmiers, les langoustes et le reste … Nous avons oublié confits, foie gras, soubressades, aligot et autres jambons pour nous mettre en mode Caraïbes !
Bref, tout ça pour dire que nous n’avons pas grand chose à vous donner à lire. Nous sommes certains que vous nous accorderaient vos indulgences !
Prochain RDV dimanche. Nous aurons eu les résultats et quelques chiffres à donner.
Voilà, voilà ! Nous partons nous balader ! A dimanche.
Ce matin à 5h31 nous passions la ligne d’arrivée avec un mélange de plaisir, de satisfaction et d’émotions d’avoir accompli cette traversée de 5000 km. Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, le temps a passé vite ces trois semaines ! Elles ont été très variées et nous ne nous sommes pas ennuyés !
Ça a aussi été très bon de savoir que nous étions suivis aussi assidûment. Merci beaucoup d’avoir participé indirectement à notre aventure qui restera inoubliable ; avec une pensée particulière pour les commentaires déposés, que nous n’avons pas encore vus !!! Faut avouer qu’aujourd’hui, nous n’avons pas spontanément sauté sur internet. Les priorités étant plutôt douche, repos et Piton (la bière locale).
L’arrivée dans la marina était accueillie par les hourras et applaudissements spontanés des bateaux déjà là ! Très sympa et émouvant … Au ponton, Ellen, notre adversaire le plus proche était juste en face. Il nous ont invités sur leur bateau à boire un rhum à 6h du matin ! Et nous n’avons pas pu repartir sans aller chercher un autre bouteille … Ça se fête quand même !!!
Côté résultats, il faudra attendre un peu que la plupart des bateaux soient arrivés pour finaliser les calculs de classements.
Donc voilà. Ainsi prend fin cette aventure. Il y aura un ou deux articles dans les jours qui viennent pour donner quelques chiffres et pour refermer le livre. Encore merci de nous avoir suivis et encouragés. C’était vraiment très bon !
La Crew Manihi
Dans la nuit de samedi à dimanche nous serons à nouveau terriens, alors aujourd’hui on prend du bon temps en mer 🙂 . Manihi se laisse pousser par 17 nds de vent arrière sur une mer animée par une houle forte et ample. L’allure est confortable et avec le soleil antillais c’est parfait comme dernier jour de navigation, comme une photo en dit plus qu’un long post voilà la preuve par l’image que nous sommes en pleine forme !
C’est bientôt le moment de conclure ce blog, rendez-vous demain pour nos commentaires sur notre arrivée à Ste-Lucie en pleine nuit.
Bon week-end à tous. Manihi 89 Mn de l’arrivée, 3880 m de fond
Bonjour tout le monde !
Difficile aujourd’hui de savoir par où commencer … Souvenez-vous, il y a quelques jours, nous illustrions notre propos d’une citation d’une lumineuse pertinence de J.M.G. Le Clezio qui disait à peu près que la mer était toujours différente, et que pourtant c’était la même mer. Après l’avoir médité longuement, cette vérité définitive s’est concrétisée aujourd’hui encore. Merci Jean-Marie pour cette révélation.
Hier soir changement d’ambiance. Fini les Alizés d’opérette qui poussent gentiment les bateaux vers les Antilles. Les nuages sont arrivés. Les grains on fait leur apparition. Le vent les a suivi et la pluie s’est installée. Côté chiffre ça donnait 25-28 noeuds de vent,des vagues de 3-4m, et des seaux d’eau dans le cockpit. La prudence qui nous caractérise nous a fait réduire la voilure à presque son minimum. La nuit s’est passée par quarts de 2 personnes … Deux quarts chacun, nous sentons un peu la fatigue ce matin … Et tout ça va durer jusqu’à dimanche matin. Mais tout ceci n’est qu’un jeu et c’est d’ailleurs pour ça qu’on est là !
Et donc dimanche sera le jour de notre arrivée à Ste Lucie. Déjà ? Et oui … Nous sommes partis il y a presque trois semaines. Le temps nous a paru très court. A l’heure où j’écris, 14h heure locale, il nous reste 260 miles a parcourir. Soit un peu plus d’un jour et demi. Donc dimanche ! Il nous reste très peu de temps pour essayer de gagner des places.
Dans notre catégorie, Tiffin et Kapalai, les deux premiers, serons difficilement rattrapables. Mais nous sommes à quelques miles derrière le troisième, Ellen, qui se défend bien. Petite régate en perspective vers la ligne d’arrivée.
Mais en plus du temps réel de traversée, l’usage du moteur intervient sous forme de pénalité dans le classement final. Avec notre option un peu sportive de la première semaine, nous avons utilisé un nombre raisonnable d’heures moteur. Les concurrents qui sont descendus directement vers le Cap Vert ont du faire face à une grosse pétole qui devrait leur avoir coûté plus cher en moteur. Et les classements pourraient être chamboulés. Résultats dans le courant de la semaine prochaine … Du suspense jusqu’au bout ! Insoutenable attente …
Mais avant d’arriver, nous devons gérer cette météo un peu compliquée. Je ré-enfile ma veste de quart et je remonte sur le pont. Bonne soirée à tous et à demain.
Salut les amis!
On approche doucement mais sûrement de notre objectif et nous essayons de nous faufiler dans les zones ou le vent est favorable en termes de régularité.
La vie n’est pas un long fleuve tranquille dans le flux des alizés. Dans une zone annoncée avec 15 nœuds de vent nous rencontrons des périodes plus ou moins longues aux alentours de 10 noeuds.
Ces moments questionnent à bord: est ce que cela va durer? Est ce que la météo s’est plantée? Est ce que nos concurrents ont ils plus de vent? Est ce qu’il y aura assez de nouilles?
Plus sérieusement la marche du bateau influe désormais sur notre comportement. Je m’explique:
Lorsque le vent est de la bonne force et la mer belle avec une longue houle qui nous pousse nous sommes positifs et entreprenants.
L’ambiance est à la rigolade et les accélérations du bateau nous donnent de supers sensations.
En revanche lors des périodes moins propices ( on appelle ça poétiquement des «molles»…) les voiles moins gonflées battent et le sillage ne chante plus.
Nous nous laissons bercer et les siestes sont au programme. Nous entrons en léthargie plus ou moins prononcée selon les sujets.
On accepte notre sort:
«oh! Pôvre de nous! qu’est ce que tu veux qu’on on fasse si même le vent y souffle pas hein?» « Fan de chichourle! Y voudrai quoi encore hein Cruchot? Qu’on souffle nous c’est ça ?! Non mais oh..(Avec l’accent de maitre Galabru).
Bon en ce moment à l’heure ou j’écris ces lignes le vent est avec nous et le bateau marche pas mal du tout.
Thierry est à la barre et fait avancer le bateau de main de maître!
C’est assez rare que nous ayons à barrer le bateau. Cette tache incombe au fameux Raymond notre pilote automatique qui s’en sort vraiment comme un chef! Nuit et jour il n’arrête jamais et vraiment un grand merci à lui!
Je ne me risque toujours pas à un pronostic d’ ETA ( Estimated Time of Arrival…. que l’on traduit en Français par CQQA « Ç’est Quand Qu’on Arrive?»), mais une chose est sûre on n’ a jamais été aussi proche du but!
Bom noite para voceis! Bonne soirée à tous !
« La mer est tout le temps différente et pourtant c’est la même mer» – Le Glésio
Nous faisons Cap direct sur St -Lucie toujours poussés par les alizés, à peine quelques corrections pour éviter les zones de vent plus faibles que les fichiers météo nous annoncent avec quelques jours d’avance. Pour notre plus grand plaisir les grains ne semblent pas de la partie.
Aujourd’hui c’est l’occasion, pour vous lecteur assidus, de faire de l’exercice avec l’équipage, tous sur le pont pour les manœuvres 🙂 vous allez voir c’est pas sorcier. Au moins deux fois par jour nous nous activons sur le pont pour adapter la voilure au vent et au cap que nous voulons suivre …mais des fois c’est plus fréquent 4 ou 5 manœuvres?
Deux à l’avant du pont pour s’occuper des voiles d’avant : le spi , le génois. Ils gèrent aussi le tangon, c’est un tube de métal de presque 5 m de long qui sert à maintenir les voiles d’avant bien ouvertes. A manipuler avec beaucoup de précaution pour ne pas finir KO 🙂 Ils préparent les voiles avant de les hisser, les font passer d’un côté à l’autre du bateau..et bien entendu avec le roulis cela devient un vrai jeu d’équilibriste. Il faut être précis, chaque cordage a sa place et pas une autre!
Deux autres équipiers dans le cockpit ,Bertrand à la barre pour positionner le bateau dans le sens du vent de la manœuvre et pour piloter l’ensemble. Et un dernier au piano où arrive bon nombre de bouts à proximité des treuils , des winchs. Séance de musculation garantie.
Après 35 à 60 mm de charivari de cordage la manœuvre est terminée, la bateau file au cap choisi avec les voiles adaptées, reste les réglages fins et le traditionnel «la on est bien, on avance bien» qui clôture l’exercice.
On reprend son souffle dans le cockpit en remettant machinalement de l’ordre dans les drisses, écoutes, hâle-haut pour ne plus avoir la sensation d’être dans un plat de spaghettis géant.
Le mitan est clairement dépassé aujourd’hui! La répétition aidant les manœuvres sont de plus en plus rapides et précises alors on est content à bord 🙂
Je vous laisse …il y a justement une manœuvre qui se profile !
Salut les amis!
Chhhuuutttt!!!!!! Le concours de sieste a repris à l’heure ou j’écris ces lignes. L’issue est incertaine car de nombreux protagonistes peuvent prétendre à la victoire.
Les styles s’opposent mais le bon gros ronflement reste une valeur sûre. Résultats à venir.
Le concours de poésie à quant à lui été annulé faute de participants.
Il est remplacé par le concours du plus gros mangeur de pâté gourmand.
Les participants affluent de l’avant et de l’arrière du bateau. Une liste d’attente est mise en place.
Toutefois la matière première est en nombre suffisant. Le concours pourra être amené à son terme puisque nous recensons à bord 123 kilos de pâté et fois gras!
Une salade!, une salade! ,une salade!!!!!
Le rendez vous sur le pont de 7h est désormais bien programmé dans les organismes et nous n’avons nullement besoin de réveil.
Après un café soluble (vivement qu’on arrive pour ce qui me concerne côté café…) nous décidons de la marche à suivre côté cap et aussi quelle voiles nous allons utiliser.
Ce matin après un coup de génois nous avons sorti le spi et Manihi s’est mis à gambader joyeusement.
Avec une vitesse de vent de 15 noeuds le bateau avance à 8,5 noeuds parfois 9 .Cela suffit à notre bonheur!
Il y a des moments dans la course du bateau ou pendant plusieurs secondes il semble que la vitesse du vent, la vitesse du bateau ,la force et l’orientation des vagues s’harmonisent parfaitement.
Le bateau est alors très stable sous tous les axes et ne cesse d’accélérer. On le sent en phase avec ses interfaces liquides et solides et c’est un réel plaisir pour l’équipage et même pour le bateau semble il !
Nous avons eu la visite, pendant toute la traversée d’oiseaux marins. Ils nous survolent, nous observent puis se servent de notre sillage pour tenter de débusquer d’éventuels repas de midi.
Les espèces sont maintenant plus diverses et on imagine que l’approche de la terre doit y être pour quelque chose.
Et oui on s’approche ! « quand ? » me direz vous! «Je sais pas » vous répondrais- je !
Blagues à part , je ne me risquerai pas à un pronostic ( les marins sont superstitieux y parait…) mais nous avons une petite idée. Ça se précise en tous cas.
On a déjà du mal à savoir ou est le milieu alors… faudrait peut être demander aux Bogdanov….
Tout va bien à bord, on ne manque de rien mais vous nous manquez tous!
Bisous de: 14°44 496 ON 048° 43 0730 W
A bientôt!
Mesdames,Mesdemoiselles,Messieurs bonjour. Ici Manihi en dirrrect de l’Atlantique nord … comme aurait pu vous accueillir Léon Zitrone !
Débarrassons nous d’abord des banalités quotidiennes … Nous sommes sous les Alizés. Il fait beau, il fait chaud, il y’a juste le vent qu’il nous faut, quand on est sur Manihi, sous les cieux tropicau…aux (On pourrait faire une chanson avec ça, non ?) Nous avançons bien. Nous aimerions bien rattraper les petits camarades qui sont devant nous. Tout le monde va bien et les hydratations ne font pas défaut.
Ce billet pourrait s’arrêter là. Vous avez l’essentiel mais c’est un peu court face à l’addiction de nos lecteurs … pour laquelle il faudra bien envisager un sevrage un de ces jours.
Vous nous suivez à travers ce blog. Vous mettez même peut-être des commentaires (nous espérons bien !). Nous ne pouvons pas les voir et nous les découvrirons une fois arrivés. Vos encouragements sont le reflet de votre suivi sur Yellow Brick. Nous avons aussi à bord les infos qui nous permettent de nous battre dans cette compétition amicale.
Le principal outil est notre tableau de bord de navigation (photo jointe … en principe). Il contient l’ensemble des informations sur la course. Contrairement il y a quatre ans, les frères Bogdanov ont décliné notre invitation à venir vulgariser les techniques de pointe utilisées à bord. En espérant (ou pas) etre aussi limpide …
L’écran est divisé en deux parties. A gauche la carte couvre la plus grande partie. A droite les informations de navigation se mettent à jour en temps réel.
Sur la carte, un peu monotone, l’océan Atlantique s’affichent les positions et trajectoires de Manihi et des concurrents du même groupe (on peut afficher tous les bateaux mais ça fait un peu fouillis !). Ces positions sont reçues de YellowBrick et mises à jour toutes les 6 heures.
Sur la même carte la direction et la vitesse du vent sont indiquées par des flèches vertes. Leur orientation indique la direction du vent, et les barres la vitesse. Une barre pour 10 nds, deux barres pour 20 nds, etc. Et pour l’inévitable enc … fileur de mouches, une barre et demi pour 15 nds.
Il y a d’autres trucs sur la carte tel que le routage (calcul automatique de route), mais sans les Bogdanov, je ne me sens pas à l’aise pour me lancer dans une explication éclairante.
A droite, que des nombres ! Le coin des matheux !
En partant du haut, d’abord, la position de Manihi. Coordonnées terrestres (latitude et longitude) données par le GPS.
Puis la SOG et le COG ! La SOG (Speed Over Ground), c’est la vitesse du bateau par rapport au sol, à la terre. La vrai vitesse du bateau. Sur le bateau il y a un compteur mais qui mesure la vitesse par rapport à l’eau. Mais l’eau se déplace aussi (courants, dérive). Avec la SOG on sait à quelle vitesse on se rapproche de l’objectif.
Le COG (Course Over Ground) indique aussi la vrai direction dans laquelle navigue le bateau en tenant compte des courants et de la dérive.
Ensuite deux informations concernant la destination visée. Elle est en général identifiée par un Way Point (point de passage) sur une carte. Le BTW (Bearing To Way point) donne le cap à suivre pour aller directement à la destination. La DTW (Distance To Way point) est, vous l’avez deviné, la distance pour arriver à la destination.
Puis la fameuse et très utile VMC (Velocity Made on Course) souvent appelée aussi VMG (Velocity Made Good). Pfffff !!!!!! Sans les Bogdanov, pas vraiment envie de me lancer dans une explication fumeuse. Pour ceux qui insisteraient pour avoir des détails, je vous engage à vous reporter au blog de la transat 2013. Disons en gros que c’est la vitesse à laquelle on se rapproche de la destination (Même si on ne se dirige pas vers elle). Et enfin, the last but not the least, les estimations d’arrivée si on continue a la même vitesse que celle du moment. Le TTG (Time To Go) le temps restant estimé pour arriver, L’ETA (Estimated Time of Arrival) la date et heure d’arrivée estimées
Et c’est avec toutes ces infos, que nous décidons de prendre tel ou tel cap, de monter telle ou telle voile. Vous voyez, on est loin de la carte papier, du sextant et de la boussole ! Ça aide, mais ça ne pilote pas le bateau. Nous sommes encore utiles à bord.
Sacrée tartine que j’ai écrite aujourd’hui. Pas vu le temps passer … A demain pour la suite de nos aventures !
Salut les amis!
Sur manihi , c’est le jour de visites ce matin. Nous avons d’abord eu un clin d’œil d’un poisson indéterminé qui a eu l’outrecuidance de nous emporter notre tout dernier leurre fait maison avec un morceau de cordage, un doigt de gant de vaisselle et deux ,trois ecrous en guise de lest.
Un leurre prototype du plus bel effet disparu sans laisser un mot, une carte postale,rien….quel toupet!!!!
Puis pendant une vingtaine de minutes nous avons été accompagnés par un rorqual de 7-8m qui ,curieux passait à proximité puis sous le bateau avec aisance et élégance.
Magnifique moment suspendu!
Dans le même temps un groupe de dauphins est passé non loin mais ils semblaient occupés et nous les avons vu sauter en bandes, apparemment en action de pêche. Ils sont les maîtres des lieux c’est indéniable.
Les dauphins ont vraiment des bouilles incroyables!
La sieste semble être l’activité phare du moment. Les carnets de rendez_vous sont pleins et de nombreux créneaux sont réservés à l’avance par certains habitués.
La sieste d’après déjeuner est la plus prisée.
Comme dans un spectacle de David copperfield les gars disparaissent après le repas comme par magie du cockpit et on les retrouve instantanément allongés dans leur cabines ….
malheur à celui qui tourne la tête une seconde à ce moment précis… il aura l’honneur d’assurer le quart de l’après midi.
La vie est belle sur manihi et nous continuons notre stratégie du «on va tout droit» qui pour le moment semble payer.
Nous avons à bord les voiles requises pour naviguer plein vent arrière ( le lit du vent est dans l’axe du bateau) et manihi à cette allure là est relativement rapide.
Cela nous évite des circonvolutions à droite,à gauche pour trouver du vent régulier.
Nous allons tout droit a travers les zones de vent et celles ou il y en a moins. Globalement le vent est régulier à environ 15 noeuds avec une mer belle.
Un concours d’alexandrins a été lancé et curieusement les inscriptions sont peu nombreuses.
C’est un plaisir incroyable que de se laisser porter par les éléments. Dans la zone des alizés nous sommes comme sur un tapis roulant et les vagues,les nuages, les poissons sans doute et notre bateau sont portés avec délicatesse d’est en Ouest .
Nous avons alors l’impression de faire partie d’un tout et cette impression est bienfaitrice et apporte un sentiment de liberté à nul autre pareil.
A bientôt!
Nous sommes maintenant en zone intertropicale ,une petite pensée pour ceux qui sont sous la neige 🙂 alors on commence à rencontrer la spécialité locale :le grain . On en reparlera sans doute plus en détail plus tard mais retenons que c’est un orage local qui provoque une accélération subite de 10 nds de vent et accessoirement une bonne pluie ..et 15 minutes après le soleil est de retour! Alors hier pas de spi à cause de ce risque de grain. Depuis aujourd’hui 9H le spi est de sortie alors on avance vite et on est content à bord . Notre vitesse moyenne va remonter !
Si les hommes font moins de conneries en février c’est qu’ils n’ont que 28 jours disait Desproges, pour limiter le nombre de conneries si on ne peut pas naviguer en février on peut s’organiser ! Dans le carré est affiché le planning des quarts de nuit mais aussi les quarts pour la journée, les rotations pour les corvées(cuisine, vaisselles, ,ménage) par période de trois jours , la liste des menus prévus et aussi l’endroit ou sont rangées les choses ….très utile car sur un voilier il y a plein de cachettes et pas facile d’avoir tout en tête. Cette organisation est le fruit d’une précédente expérience transatlantique à (re)découvrir sur blog.mailasail.com/manihi .
Est affiché également la procédure à suivre en cas d’homme à la mer, la récupération du marin sera facilitée par la bonne connaissance du process et le port du gilet de survie bien-sûr. Chaque gilet est équipé dune petite balise GPS individuelle localisable depuis le bateau, étonnant non ?
Bon WE à tous.
Nous avions décidé de nous faire plaisir avec un dîner amélioré le soir où nous atteindrions la mi-parcours.
La mi-parcours … La mi-parcours ? Quand est-ce que nous aurons fait la moitié du chemin ? Il est où le milieu du chemin entre Las Palmas et Ste Lucie ? Quel chemin d’abord ?
La route la plus courte fait 2660 nm. Elle se trace en tendant une ficelle sur un globe terrestre. Vous savez, celui qui a une lumière à l’intérieur et qu’on met sur la commode des chambres d’enfant. En se positionnant la ficelle indique le chemin le plus court. Pour ceux que ça intéresse, elle s’appelle la route orthodromique. Elle forme un arc de cercle.
Vous avez remarqué que lorsqu’on représente une partie du globe terrestre sur une carte plate, il faut un peu «étirer» le haut et le bas, sinon ça fait des plis :-). Les cartes marines sont faites (je simplifie) de telle façon que cette route directe soit représentée par une ligne droite. Vous me suivez toujours ? Sinon recommencez depuis le début ou attendez le post de demain si vous vous en fichez !
Donc on trace la belle ligne entre Las Palmas et Ste Lucie sur notre belle carte toute propre et on trouve son milieu. Et ???
Problème … Nous ne sommes jamais passé par ce point, qui ne peut donc pas être le milieu de notre traversée. Donc tout ce que viens de développer ne sert à rien. Vous pouvez oublier.
Autre option possible, on détermine le milieu de notre vrai chemin (avec tous ses zigzags) déjà parcouru additionné du chemin restant à parcourir. Mais problème, on ne connais pas encore le chemin que nous emprunterons jusqu’à l’arrivée.
Autre possibilité, la moitié correspond au milieu de notre temps de traversée. Mais comment savoir le temps qui nous faudra pour atteindre Ste Lucie ?
Autre solution évoquée, on trace la médiatrice entre ces deux points (ligne perpendiculaire au milieu de la route directe tracée sur la carte. Vous vous souvenez plus haut ?), et on dit qu’on est à la moitié lorsqu’on croise cette ligne.
Une dernière, Las Palmas est à la longitude 15°25′ Ouest. Ste Lucie est à 60°57′ Ouest. On pourrait dire que la moitié est au passage de la longitude 38°12′ Ouest, moyenne entre les deux autres 🙂
Maintenant il a fallu choisir la plus pertinente …
Tout ceci a été réellement évoqué au cours de plusieurs apéros pour savoir quand nous pourrions profiter de notre moitié. Suite à ces très riches brainstormings, nous avons décidé que le milieu était … … 42 … euh on, ça c’est une autre histoire … que le milieu était … HIER.
Pourquoi ? Parce que ça nous semblait bien et juste parce qu’on avait envie. Un peu irrationnelle comme décision, mais qui nous arrangeait bien. Tout ça pour ça, vous nous direz ? Ben oui, c’était notre séquence jeu apéro de quelques soirs.
… Franchement tout ça pour dire qu’on s’est fait une bouffe hier soir !!!
Donc hier soir après le ti’punch : toasts de rillettes de canard (nous gardons le foie gras pour une autre occasion), confit de canard et petits pois, chocolats liégeois. Le tout arrosé d’un Puech-Haut «Tête de bélier» … Les connaisseurs apprécieront !
Un moment jouissif sous les caresses d’ennivrants Alizés … non là je m’égare. Faut ralentir le ti’punch … Bref nous nous sommes régalés. Et depuis nous avons attaqué la deuxième moitié qui, nous l’espérons, sera plus courte … en temps je veux dire 🙂 … parce qu’en longueur elle sera pareille, hein ?
Bon ça va aller pour aujourd’hui, non ? Autre nouvelle du jour avant de se quitter, nous avons changé de fuseau horaire. Il y a maintenant 4 heures de décalage avec la France.
Donc bonne soirée à tous et … à demain si vous le voulez bien !
PS : avec une petite image pour vous détendre
A midi, après le pastis, c’était tortilla, saucisson, jambon espagnol, la fin de la boite de pâté d’hier. Le soleil commence à cogner. Nous avons installé un bâche bleue achetée à Leroy Merlin sur le côté du cockpit. A regarder le tableau, abri en plastique et repas basique, il aurait pu faire penser à un repère de SDF sur terre ! Mais c’est pour nous une amélioration du confort dans le cockpit où l’on peut rester plus volontiers l’après-midi maintenant.
Cette installation fait partie maintenant de nos routines quotidiennes. Depuis notre arrivée dans les Alizés il n’y a peu (plus) de changements de rythme. La journée est cadencée par les mêmes activités. Café du matin, envoi des voiles de jour, installation de la bâche, petit déjeuner, toilettes, lecture/méditation, pastis, déjeuner, méditation/lecture, écriture du blog, goûter, hydratation (pardon, SanMiguelisaciòn), pliage de la bâche, installation des voiles de nuit, Ti’punch, dîner, et début des quarts de nuit.
Les brainstorming stratégie météo (enfin, les discussions sur le cap à prendre je veux dire, mais ça fait mieux comme ça, non ?) n’ont plus beaucoup d’utilité. C’est maintenant tout droit sur l’objectif. Il n’y a plus d’obstacles, plus de surprises météo. L’intérêt de la confrontation avec les concurrents de notre groupe a repris le dessus. Nous avons remonté un peu au classement. Tout est dans l’optimisation des voiles. Nous avons remarqué que nous étions plus à l’aise dans le petit temps par vent arrière que ceux qui nous précédent. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour nous ça veut dire beaucoup … Ça veut dire qu’on va plus vit’, vous comprenez !
Tout ça se passe quelquefois dans le pâté quand on sort du lit où qu’on remonte d’une méditation, mais plus généralement dans la bonne humeur. Au pastis de midi, nous avons fait un atelier contrepèteries, histoire de stimuler nos neurones. Vous voulez vous entraîner ?
Il a un bouille incroyable. Ce que j’aime dans le clip de Madonna, c’est le son.
On vous laisse réfléchir … 🙂
Ouuuuuuuhh !!! Ce blog m’a réveillé. J’étais un peu dans le pâté en sortant de ma méditation. Là, je vais mieux. Bientôt le goûter !
On arrive à un moment où tous le monde va avoir le même vent et ce ne sont plus que les choix de trajectoires qui comptent mais autant les réglages des voiles et donc la vitesse ..1/2 nds de différence d’ici l’arrivée cela donne presque un jour d’écart au final. Alors on ne lâche rien! Pour la sécurité on affale le spi la nuit ..et dès la fin du dernier quart du matin on change de voilure. Aujourd’hui vent modéré 13/18 nds qui nous permet de faire cap direct sur st-Lucie. Nous avons fait une belle journée hier avec plus de 160 miles parcourus vers Rodney Bay.
Fidèle lecteur du blog , c’est aujourd’hui l’occasion de devenir auditeur en découvrant notre univers sonore. En mer tous les sens sont sollicités , enfin presque faudrait pas imaginer des trucs ! En particulier louis . Nous avons en permanence des sons, d’un côté ceux qui rassurent et de l’autre ceux qui inquiètent. L’écoulement de l’eau sur la coque produit un son apaisant qui a lui seul renseigne sur la bonne marche du bateau et sa vitesse. Il y a en bruit de fond le bruit des vagues qui viennent à la rencontre de Manihi assez proche de ce que nous connaissons l’été au bord de l’océan. Ensuite le gréement et les voiles qui devraient être silencieux en principe, chaque changement de rythme interpelle le marin, et le réveille si c’est la nuit. Il y a le sifflement de l’ éolienne qui s’arrête brusquement pour nous laisser écouter la mer. Il y a le bruit étourdissant du bateau qui tape quand on avance face au vent au près avec le claquement des écoutes sur le pont…mais bon ça c’est terminé. Sans compter les sons imaginaires, pour certains c’était le chant des sirènes, à bord, l’un de nous a entendu le deux tons d’une ambulance.
A bord on a des choses formidables pour les oreilles : des musiciens qui partagent leur goût pour la musique et qui nous font découvrir ou redécouvrir certains chansons … et des bouchons pour les oreilles pour pouvoir s’isoler si nécessaire en particulier du bruit du moteur qui n’a rien à faire dans cette histoire.
Tu dis quoi ? Il faudra nous parler doucement au retour car on en prend plein les yeux mais aussi plein les oreilles.
Auditeur du blog tu peux maintenant reprendre tes activités habituelles.
Aujourd’hui le bateau pointe son étrave en direction de Sainte Lucie destination de notre traversée ! C’est bon pour le moral ! C’est bon pour le moral ! Zoukez zoukez, dansez dansez « allez tous ensemble !!!!!»
Oups pardon …
Oui il reste toutefois un peu de distance à parcourir, c’est qu’il est grand ce lac !
Le bateau avance bien et même si nos camarades de jeu ont pris plus tôt un cap vers l’arrivée un commentateur sportif pourrai dire :
«Ah la la la oui mais rien n’est encore fait, tout est encore possible et malgré l’avance prise par ses concurrents force est de constater que Manihi fort de ses capacités athlétiques et de son intelligence de jeu d’un fort beau gabarit saura sans aucun doute combler son retard d’ici l’arrivée qui comme vous le savez est encore bien loin»
Les quarts s’enchaînent maintenant de façon métronomique !
Cette nuit j’ai repensé à l’autonomie énergétique mise en place pour ce genre de traversée.
Le marin moderne a besoin d’un pilote automatique qui barre le bateau pendant qu’il gère le réglage des voiles, réfléchit au meilleur cap, trace sa route, mange, se repose, contrôle, veille, bricole etc etc…
Le pilote automatique lui a seulement besoin d’énergie électrique.
Nous avons à bord une éolienne qui lorsqu’elle tourne bien alimente le pilote automatique à elle seule. Le vent propulse le bateau mais en plus alimente en énergie et le marin peut vaquer à ses occupations.
Le vent fait tourner l’éolienne, l’éolienne fait tourner le pilote, le marin cherche les meilleurs vents pour avancer et faire tourner l’éolienne qui fait tourner le pilote etc….
«Et on fait tourner les servietteeuuxxx !!!» allez ça lui reprend !
Ce cercle vertueux est magique et simple à la fois et on peut à l’aide de vents constants imaginer tourner indéfiniment autour de la terre en autonomie.
Cela fait rêver à notre époque ou les matières premières énergétiques viennent à manquer sur notre planète.
Bon allez assez parlé on va boire un coup!
A la votre!
Toujours en pleine forme !
Il faut avouer que la route pour arriver jusqu’ici n’était pas simple ! Des vents faibles et dans tous les sens en dessous des Canaries, une dépression avec des vents plus soutenus (!) à l’ouest. Alors rallonger pour avoir plus de vent ou descendre tout droit jusqu’au Cap Vert dans les trous de calmes. Notre route n’a pas été la plus sage mais elle nous a donné l’occasion de gouter à différentes saveurs douces et épicées de l’océan. Et puis nous ne sommes pas venus pour faire du moteur ou attendre le vent dans des pétoles, hein ?
Donc, nous voilà aux portes des Alizés. On ne peut pas s’y tromper. Les poissons volants sont là. Déjà un sur le pont la nuit d’avant … Demain à la latitude du Cap Vert nous prendrons la bretelle d’entrée sur l’autoroute. D’après la météo sur deux semaines, les vents devraient être constants plein ouest de 10 à 15 nds. Idéal pour nous pousser jusqu’à Ste Lucie dans le confort et en faisant une bonne moyenne. Ce qui nous permettra de rattraper un peu le temps perdu dans la première partie !
Du coup, nous partons pour deux semaines de vent arrière. Ce matin nous avons déterré le spi qui était planqué sous la table du carré (la salle à manger) depuis pratiquement le départ, et nous sommes en train de glisser à une moyenne de 7 nds vers le sud-ouest. Nous avons repéré les concurrents dans notre classe. Ils ne sont pas très loin. Nous avons même gratté Tiffin ce matin 😀 … Nos sommes passé tout près l’un de l’autre, moins de un kilomètre. Ça fait drôle de voir un bateau si loin de tout !
Comme la route fera maintenant la même pour tous les bateaux, ce sera les réglages de voiles qui feront la différence. Le mode régate !
La vie à bord devient plus facile maintenant. Moins d’humidité, meilleure température, mer plus plate, bateau plus stable … Ce matin au petit déjeuner (pas pris depuis longtemps dans de bonnes conditions) dans le cockpit, un sujet de conversation passionnant était de savoir qui allait enfin pouvoir se raser ! Jusque là c’était compliqué sans risquer de s’écraser la tête contre un hublot. Nous avons pris chacun une option différente. Hier c’était la toilette que nous avons pu apprécier de nouveau ! Vous voyez comme quoi tout est relatif. On peut trouver de petites satisfactions dans des choses basiques finalement !
Il est 16h. L’heure du goûter avant l’hydratation de 17h, la SanMiguelaciòn ! Je vous laisse je dois y assister 🙂
salut Les amis!
Bon, du vent, moins de vent, pas de vent, de l’ouest, du sud, des alizés ou pas, quel cap choisir vous l’aurez compris en nous lisant c’est notre quotidien. Toutefois il y a une routine plutôt drôle dont j’aimerai vous parler: les quarts de nuit.
Sur Manihi on surveille sa route la nuit, on surveille les autres bateaux (en ce moment le plus proche est à 40 kilomètres…mais bon on surveille) et on surveille le cap du bateau. Faudrait pas qu’on fasse demi tour par inadvertance quand même!
Toutes les 2 heures et demi on change de bonhomme. On démarre à 21h et on fini à 7h. Quand il y a du vent on ne dors pas super bien donc on peut regarder sa montre régulièrement et on est à l’heure pour prendre son quart, pas de problèmes.
Le truc c’est qu’on s’habitue à tout et même à dormir mal. On dors donc moins mal voire même mieux (surtout quand le bateau est équilibré dans une mer agréable).
C’est la que les pannes de réveil surviennent…. pas pour tout le monde et les coupables se reconnaitront ! Vous pouvez d’ailleurs établir des pronostics sur les deux lascars qui ont fait le coup!
Les retardataires se réveillent rapidos, bien penaud et décidés à combler le retard. S’en suit une danse nocturne que je qualifierai de «drole».
Imaginez passer d’un sommeil bien profond à : je m’habille chaudement avec des vêtements que je n’ai pas pris le temps de préparer, que je dois chercher dans le noir car je ne trouve pas ma lampe frontale puis enfiler ce fichu harnais de sécurité que nous portons la nuit sur le pont et nous déplacer sur un bateau penché et en mouvement pour prendre la relève du copain qui attend pour aller dormir.
On voit alors arriver des gars avec le harnais enfilé à l’envers, la lampe frontale de travers, la marque de l’oreiller imprimée sur la joue et les cheveux en bataille (j’en passe et des meilleures). Et là c’est assez sympa de s’entendre dire: «ouais,ouais t’inquiètes, je gère, vas te coucher pas de problèmes » !
Pour avoir expérimenté la position du retardataire la sensation c’est un peu comme dans le film les visiteurs ou les gars sont propulsés dans un autre temps et ne comprennent rien à ce qu’il arrive! Jacouille qui passe de son lit douillet au pont d’un voilier sous voiles au milieu de l’Atlantique en 1/4 de seconde! !
Côté concret aujourd’hui c’était rangements, bricolage aération du bord et lavage de l’équipage ainsi que de son équipement ! On a tout fini!
Tout va bien à bord et les Alizés, c’est pour demain !!!!
A très vite
Belle journée ensoleillée pour profiter d’une mer calme et se reposer après une navigation un peu exigeante, sur manihi aussi c’est le week-end ! Repos et séchage des habits au programme. Cette nuit nous avons repris les quarts à une personne, quand les conditions demandent plus de réactivité et d’expérience on fait des quarts à deux. Comment rejoindre St-Lucie ? Vous vous posez certainement la question en tant que lecteur assidu du blog. Allez en ligne droite vers les Antilles? Aller vers le soleil qui se couche puis descendre au sud dès que vous vous lasser des superbes couchers de soleil en mer? Ce sont les anglais qui ont trouvé la solution avec la formule « go south et when the butter melts turn right» …voilà vous savez maintenant router un voilier jusqu’à Lucie.
Nous faisons route vers le sud pour croiser les Alizés…normalement le matin ou le beurre des tartines aura fondu. Pour les manihiens en pleine forme.
… et ne se ressemblent pas du tout … Nuit et journée de m…. C’était vraiment pas une bonne idée d’aller taquiner la dépression pour trouver du vent. Ce sont des trucs de Vendée Globe ça !!! Nous avons voulu ruser en prenant une option que peu de monde prenait. Résultat on s’est fait fortement chahuter, rincer et on a perdu au classement.
Heureusement nous étions sous trinquette et avec deux ris dans la GV. Je crois que je l’avais déjà dit ça … De 21h hier soir à 13h aujourd’hui nous avons fait du près dans une grosse mer avec entre 25 et 30 nds de vent. Côté navigation, pas de soucis. Le bateau est très fiable, le pilote sans reproche et peu de voiles. Mais on se croyait au cycle de rinçage dans une machine à laver. Et dans le bateau c’était Beyrouth. La mer bouge encore mais elle devrait se calmer avec le vent qui est tombé à 15 nds.
Quant au classement, nous ne savons pas trop où nous en sommes mais il n’y a pas d’urgence. Là je vais aller éponger l’eau qui est rentrée dans le plancher de ma cabine. J’y avais stocké des San Miguel … Elle doivent flotter 🙂
C’est tout pour aujourd’hui. Un peu de fatigue … Demain ça ira mieux 😀
Vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point nous savourons cette journée … Peut-être tout d’abord parce que nous avons tous bien dormi cette nuit ; pas de vent, une mer plate. Si ce n’avait été le bruit du moteur, une nuit de rêve …
Ensuite parce que cette journée a été bien remplie. Si je vous dis 25°25.683 Nord/23°27.290 Ouest ça ne vous dira peut-être rien, mais pour nous ça veut dire beaucoup … Imaginez un petit coin tranquille, au milieu de la nature, par un beau temps calme, avec seulement des oiseaux pour venir interrompre le silence. C’est ce que nous y avons trouvé … Notez les coordonnées sur votre GPS voiture, vous aurez une destination de rêve pour votre prochaine sortie ! Charmés par l’endroit, nous avons fait une petite halte, histoire d’en profiter. Pour se rafraîchir d’un soleil éclatant, Fred, Pascal et Bertrand un fait une petite trempette dans l’étendue d’eau située sur le bord de notre route. Et puis comme nous avions encore du chemin à faire, nous sommes repartis rapidement.
Autre distraction du jour, le moteur ne voulait plus démarrer. Dommage pour avancer dans les pétoles et dans les cas d’urgence ! Au bout de quelques investigations et quelques tests, la batterie de démarrage du moteur a été diagnostiquée HS … La tuile … Le service technique de bord a suggéré de la remplacer par celle du propulseur d’étrave (hélice en travers à l’avant du bateau qui sert à faire des créneaux, en gros) qui en à deux … des batteries ! Essais concluants et tout est rentré dans l’ordre 🙂
Enfin ce soir nous allons avoir du vent, peut-être un peu sérieux … D’où une préparation de prudence. Trinquette à l’avant (c’est une petite voile d’avant) et deux ris (réductions de la surface de voile) dans la grand voile, pour s’assurer une nuit facile à gérer.
Puisque nous allons vers l’ouest, nous changerons quatre fois de fuseau horaire. C’est aujourd’hui la première fois. Nous passons à UTC/GMT -1, soit deux heures de moins qu’en France.
Pfff !!! Ce surcroît d’activités quotidiennes me pousse maintenant à un peu de repos en allant méditer sur ma couchette. Je vous laisse. Demain un autre blogueur vous donnera des nouvelles plus sérieuses j’espère.
Depuis le départ de Las palmas on avait pris l’habitude de voir quelques voiliers à quelques miles de nous, ils sont moins en moins nombreux aujourd’hui, chacun sa route chacun son destin. Maintenant que nous sommes bien amarinés on peut reprendre les activités du bord , petites réparations, pêche , et surtout faire avancer Manihi.
Cette nuit on a fait du près, c’est quand le vent vient de l’avant du bateau et que nous remontons face au vent. A cette allure , le vent forme des vagues à l’avant et cela devient rapidement peu confortable …un peu comme si on roule en voiture sur une route avec des nids de poule. Entre le bruit du bateau qui casse la vague et les mouvements brusques trouver le sommeil dans la cabine avant n’est pas gagné. Le bon côté des choses c’est que la majorité du temps pour une transat c’est une allure portante.
C’est l’heure du briefing météo, alors c’est tout pour aujourd’hui.
Prenez 4 bonshommes, mettez les sur un bateau, secouez, agitez et constatez les résultats. C’est une histoire d’oreille interne parait-il. On a plus l’impression dans ces moments que l’interne voudrait rapidement devenir externe si vous voyez ce que je veux dire, mais si c’est le médecin qui le dit, alors…
La nuit dernière a été tranquille et nous avons profité d’une nuit à la voile avec un vent suffisant pour bien avancer. La mer était calme et c’était une grande joie contemplative que de profiter d’un tel ciel étoilé pendant son quart.
Qui dit contemplation dit poésie et nous avons des poètes à bord ! Ce n’est pas anodin de se trouver ou nous sommes et on mesure cette chance chaque jour. Pour ma première j’avoue être impressionné par cette immensité qui entoure notre petite capsule de vie ( on dirait du Thomas Pesquet!). Nous avons évoqué la magie qui entoure ces moments où on prend conscience de l’immensité du monde et de la taille ridicule en proportion de l’être humain. Notre conversation s’est conclue ainsi et attention car c’est la qu’intervient la poésie : «Nous sommes là ou la main de l’homme n’a jamais mis les pieds!»
Aujourd’hui c’est moteur car pas de vent annoncé . On multiplie les petites activités car la vie à bord est bien plus simple lorsque le bateau ne gite pas surtout avec une mer plate comme aujourd’hui. «la mer est miroir, la mer est calme…»* ah… poésie quand tu nous tiens. Le bateau est propre, rangé prêt à l’action et nous aussi !
Au rayon activités du jour nous avons la pêche et malgré un équipement de pros pour le moment le carpaccio de thon c’est pas pour tout de suite…. amis followers ,si vous avez des combines pour la pêche c’est le moment!
Bon comme on dit à bord : je vous laisse c’est l’heure de l’ hydratation
A bientôt!!
* Album Où vont les rêves? Michel Jonasz
Un peu plus de 24h qu’on est partis et nous voilà dans le vif du sujet ! Il a fallu commencer à réfléchir (et décider par la même occasion) à une stratégie. Route sud qui descend vers le Cap Vert, un peu plus longue et avec pas mal de calmes (pétoles disent les marins, les vrais !) ; la route directe, ligne droite entre Canaries et les Antilles, la plus courte mais avec un gymkhana entre des molles (pétoles pour d’autres marins) et de la navigation au près pas toujours confortable ; la route nord sûrement la plus rapide, qui remonte entre les iles Canaries et pour aller chercher la baston dans une dépression.
Après pas mal d’interrogations et de simulations, c’est la route directe que nous avons choisie. Nous allons essayer de nous faufiler entre les obstacles. Beaucoup de bateaux ont pris l’option sud sans doute parce que c’est un peu moins prise de tête … Ben nous allons essayer de transformer le risque en avantage !!! Pas là pour rigoler quand-même 😉
Côté vie à bord, c’est la période d’amarinage. Je ne sais pas si ça existe ce mot … Disons que notre corps, et notre esprit aussi, doit s’habituer à ces conditions de vie «particulières» ! C’est l’histoire de quelques …
… Excusez-moi, j’ai du m’absenter quelques instants sur le pont pour faire une manœuvre … Le vent tourne un peu et il fallaz modifier la configuration des voiles …
… Donc je disais que ce serait l’histoire de quelques jours. Sinon, à part les repas qui sont plus légers et simplifiés en ce moment (ça bouge un peu), le rythme journalier est bien pris, et en particulier pour l’hydratation. D’ailleurs le temps de faire partir ce blog et il faudra y penser 😉
Bonne soirée à tous. Ici c’est l’heure du goûter !
Et voilà … Après avoir dit au revoir et s’être donné rendez-vous à Ste Lucie avec nos voisins de pontons, après avoir dit au revoir a nos famille, nous avons largué les amarres vers midi. Sortie du port de Las Palmas folklorique accompagnée pas un concert de bandas sous les applaudissements des spectateurs venus s’entasser sur les jetées. Même dans cette ambiance bon enfant et décontractée, une petite émotion est quand-même là. Quitter la terre pour trois semaines, ce n’est pas banal …
Dès le départ, nous avons mis en place le rythme de vie sur le bateau. Aussitôt la ligne de départ passée, nous avons procédé à notre première hydratation au Pastis suivie d’un déjeuner. Tortilla, rillettes de canard au foie gras et yaourt. Arrosé d’un verre de rouge espagnol. Faut commencer léger !
Côté voile, nous avons envoyé le spi 1/2 heure après le départ, pour le moment direction sud jusqu’en bas de Grand Canarie. Puis nous partirons plus vers l’ouest en dessous de l’ile. Bon vent de 5 à 10nds qui est maintenant monté à 10-15nds. C’est parfait ! On roule a 6-7nds … Pourvu que ça dure … Mais le problème c’est que ça ne va sans doute pas durer selon la météo 🙁 … Mais ça c’est une autre histoire ! A suivre donc demain …
Bonne soirée à tout le monde et à demain 🙂
Le compte à rebours continue et le départ se rapproche … La ToDo list était fournie il y a trois jours. Elle s’est presque complètement vidée. Deux gros points nous avaient mis un peu la pression. Une pièce sous la bôme était fendue. Elle a pu être remplacée aujourd’hui. Et nous avions des difficultés à refaire fonctionner le pilote automatique après l’avoir démonté. Ca aurait été dommage de partir sans lui, non?
Tout est rentré dans l’ordre 🙂 … Nous sommes sortis en fin de matinée pour faire deux ronds dans l’eau et tester tout ce qu’il y avait à tester. Les curieux qui vont voir sur Marine Trafic ont pu le constater … 😉
Comme tout allait bien et qu’il y avait très peu de vent nous sommes rentrés pour déjeuner et lancer une dernière lessive.
Demain ce sera le dernier briefing météo et les provisions de produits frais. Mais ce soir, c’est la grande soirée organisée par le Yacht Club de Las Palmas. Smoking et robe longue … 😀
Allez, on se prépare ! A bientôt
Comme le temps passe vite ! Nous sommes arrivés dimanche dans la nuit et depuis nous n’avons pas levé la tête sauf pour nous restaurer et participer aux «Sundowners», les Happy Hours locales offertes par l’ARC … Ça ne se refuse pas 😉
Sinon, pas moyen de chômer entre les réunions, les courses, les démarches administratives, le bricolage sur le bateau. Après une inspection détaillée, il y a quelques pièces à changer … la quille, le mât, deux voiles et un trou dans la coque … non je plaisante … juste quelques petits remplacements préventifs, mais qui donnent du boulot quand même !
Nous avons fait une partie des courses à Al Campo le Auchan local, essentiellement les boissons. Demain ce sera le reste sauf les fruits et légumes que nous prendrons samedi.
Il faut que je vous laisse c’est l’heure des Sundowners !
C’est dans 8 jours que nous quitterons les Canaries pour Ste Lucie ! Ca s’approche … Mais c’est demain dimanche, que nous prendrons l’avion pour rejoindre Manihi qui nous attend à Las Palmas !
Les sacs se préparent … La pression monte … un peu, on sait à quoi s’attendre … Mais quand-même … L’excitation aussi … On le serait à moins, non ? Qu’est-ce qu’on a bien pu oublier ? Des vêtements, le chargeur téléphone, les lunettes, les clés de Manihi … ? Est-ce que nos vols sont bien confirmés ? Est-ce que les Catalans seront tranquilles dimanche à notre escale à Barcelone ?
Les 2/3 des bateaux de l’ARC sont déjà arrivés à Las Palmas et les activités ont déjà commencé. On va rater quelques soirées organisées par l’ARC et quelques séminaires techniques, mais qui ne sont pas critiques ! On se rattrapera ! Lundi matin nous commencerons les préparatifs. A commencer par une révision du moteur en tout début de matinée !
Mais on n’en est pas là … Là, il faut boucler les sacs … A bientôt !
Dernier jour de navigation pour atteindre Las Palmas où Manihi va attendre mi novembre le retour de l’équipage pour la transat ARC 2017.
On quitte le port à 7H , juste à temps pour voir le soleil se lever. La passe entre Lanzarote et Fuerteventura peut être assez mouvementée sous l’eau le fond passe de 1000m à 20m très rapidement et le vent est localement accéléré par les reliefs. On passe près de la côte sud de Lanzarote pour éviter ces effets …et ça fonctionne!
Un vent 3/4 arrière tribord de 15 Nds au moins nous fait avancer à plus de 7nds de moyenne. La mer est bien formée avec des creux allant jusqu’à 2,5m. Des conditions parfaites ! A 18H30 on voit la terre on arrivera plus tôt que prévu, il marche bien Manihi.
A bientôt sur la terre.
Eole et Odin nous sont restés fidèles toute la nuit de dimanche à lundi. Nous avons même pris un ris en fin de soirée dimanche. Les quarts sont maintenant rodés et du fait de l’éloignement des côtes marocaines nous ne croisons plus de pêcheurs aux feux discrets. La veille est simple et se limite à regarder l’AIS pour savoir où vont les cargos et pétroliers que nous croisons.
Vers 5 heures ce lundi matin le vent molli et nous remettons un peu de moteur pour refaire l’énergie. En même temps nous découvrons les premières lumières de Lanzarote. Voilà 3 jours et trois nuits que nous avons quitté Rabat et nous sentons déjà le bienfait d’une bonne douche et les papilles de Bertrand se réveillent à la pensée d’une belle entrecôte chez le célèbre Argentin de port Calero.
9h30 le vent revient et nous finissons sous voile au largue avec la douceur du soleil matinal.
Belle journée à port Calero : baignade, resto, cervesa, douche, footing pour Pascal et p’tit punch pour tous.
Demain sera une autre journée mais la météo est plutôt bonne.
En direct de Manihi qui vient de parcourir 10.000 milles au loch. Ça se fête ! .
Après une journée de samedi complète au moteur nous avons touché un vent de Nord de 15 Nds vers 22h hier soir qui nous a été relativement fidèle toute la nuit.
Ce matin dimanche, Manihi marche à presque 7 nds et si Eole et Odin ne nous jouent pas de tours, nous devrions toucher Lanzarote (150 Miles) au petit matin lundi.
Les quarts sont bien rodés. Les nuits sont fraîches et on supporte pull et duvet.
Pour la pêche, notre magnifique et appétissant Rapala doit se trouver dans le ventre d’une grosse prise à 30 Miles au Sud Est de Rabat. Nous nous vengeons sur la daube de boeuf.
185 nm parcourus depuis notre dernière escale. Le rythme de la navigation hauturière s’installe. La nuit chacun de nous quatre assure un quart de 2H30. En fin de nuit la brume s’invite et à notre grande surprise le brouillard nous accompagnera jusqu’à 15H
Aujourd’hui encore un groupe de dauphins est venu se coller l’étrave de Manihi, ils sont restés là un bon bout de temps. C’est toujours aussi magique!
La météo prévoit un flux du nord de 10 Nds en fin de journée qui devrait nous permettre de poursuivre notre navigation à la voile.
Voilà pour aujourd’hui.
Les formalités pour sortir du Maroc sont assez longues, faut attendre des quarts d’heures qui s’étirent. Malgré tout à 10h nous sommes déjà sortis du port.
Une belle escale contrastée, deux époques cohabitent sur les rives du Bouregreg.
On va naviguer le long de la côte une dizaines d’heure à 6 nm (maintenant vous savez convertir en km! : 10km ). Ensuite cap sur Lanzarote .Aujourd’hui malgré nos efforts pour adapter les voiles à un vent arrière faible et irrégulier, c’est principalement le moteur qui nous fait avancer.
Voilà pour aujourd’hui, sinon on pêche à la traîne . Le suspense du jour : allons nous sortir un beau poisson pour le dîner de ce soir ?
Pour les ManiHein?
Une première nuit de navigation assez calme à éviter la multitude d’embarcations de pêcheurs jusqu’à Rabat. ..ça change des cargos géants de Gibraltar.
Journée écrasante de chaleur pas d’autre choix que de visiter la ville en fin d’après-midi, dépaysement assuré!
On est bien reposés pour le départ dans la matinée pour les canaries à trois jours de navigation au sud-ouest de Rabat.
A bientôt sur la mer.
Hier soir c’était le black-out total. Pas nous mais tout un quartier d’Estepona sans électricité! Au restaurant on pas pas vu ce qu’il y avait dans nos assiettes, et le cuistot Thaï plus.
Réveil à 7h , pour faire les pleins à 5 miles de là , Gazole pour Manihi et café pour nous. Nous arrivons à l’heure pile calculée par Pierre au droit du rocher de Gibraltar pour bénéficier des courants. La traversée se fera à la voile 20 Nds de vent arrière…histoire de se remettre les manoeuvres en tête.
Des dauphins sont venus nous accompagner dans notre descente vers Rabat. Ce soir c’est Cassoulet , coucher de soleil en Atlantique à bord de Manihi!
Pascal, pour le 3eme équipage.
Avant-hier Manihi esr arrivé à Estepona, clôturant ainsi la première partie du convoyage vers les canaries. A la fin d’une journée au port, le nouvel équipage est arrivé hier pour prendre le relais. Choc thermique pour les arrivants !
Ti’punch au bateau puis resto tous ensemble histoire d’operer une transition conviviale ! Une panne générale de courant dans le port est venu rajouter un peu de fun à notre repas dans un restaurant thaï. Puis Bernard, Pascal et Pierre ont rejoint le bord avec Bertrand ; Fred et moi (Thierry) sommes allés à l’hôtel dans Estepona.
Ce matin Manihi a appareillé direction Rabat. Vers 15h il était au large du cap Spartel (pointe nord-ouest du Maroc à côté de Tanger) … tandis que Fred et moi étions dans nos avions pour rejoindre Barcelone et Nice. De très bon moments de nav, et de très bons moments tout court, dans cette première partie, et sûrement de très bons moments à venir pour le nouvel équipage.
A suivre …
Il est 17h23. Après l’hydratation de 17h (à l’Alhambra Especial, une bière locale), il est temps de donner quelques nouvelles. C’est parti au moteur ce matin comme prévu, avec 12 heures pour arriver à Estepona. On s’était fait une raison … Bouquins, méditation, rafraîchissements, et autres petites activités de bord.
Et puis vers midi, comme pour nous sortir de notre routine, un espadon est venu faire quelques saltos près du bateau. Ce fut bref. Pas le temps de sortir les appareils photos. Juste de quoi nous en mettre plein les yeux !
Au cours de l’après-midi, un vent arrière (c’est un vent qui vient de l’arrière du bateau, pour les novices) s’est levé. 8 noeuds, pas de quoi fouetter grand-chose. Au même moment, un autre voilier est passé près de nous sous spi. N’ayant rien d’autre à faire, «Tiens, si on envoyait le spi ?». Et c’etait parti. On avançait à 5 nds. Puis le vent est monté. Maintenant, nous avançons a 7.5-8 nds alors que nous ne sommes plus qu’à 7 nm (miles nautiques, vous vous souvenez ?). Que du bonheur pour cette fin d’étape ! D’ailleurs je vais m’arrêter là, histoire d’en profiter.
Cette nuit a été «presque» tranquille ! En fait elle nous a donné un avant goût d’une nuit dans les Alizés. Nous avons eu 17 à 20 nds de vent arrière avec quelques pointes à 25 nds. Une houle arrière assez prononcée et plutôt courte … Emporrrrtés par la houle, qui nous traine … non je l’ai déjà faite celle-là :o) … La Méditerranée quoi ! Pas de quoi fouetter un poisson-chat mais suffisamment pour nous faire réduire la surface de voile pour avancer confortablement. Tout le monde portait son gilet et était attaché bien entendu … Cela va sans dire, mais ça va mieux en le disant, au risque d’insister 🙂
Ce vent est prévu toute la journée encore et puis plus rien pour la journée de demain. A l’issue de notre déjeuner-brainstorming, nous avons décidé de profiter du vent de la journée et de pousser jusqu’à Marina del Este, un petit port avant Malaga. De plus, en rupture de stock de bière, nous envisagions difficilement 24h de plus en mer sans l’hydratation de l’après-midi.
Demain ce sera donc du moteur pour faire les 73 milles qui nous séparent de notre destination a Estepona.
Petite digression pédagogique au sujet des milles nautiques. Un mille nautique (nm) fait 1852m. Mais on s’en fiche puisqu’on ne les utilisent pas sur terre … Un noeud (nds) de vitesse c’est un mille nautique à l’heure. Au moteur on fait du 6 noeuds (6 milles nautiques à l’heure 😉 … ). Demain, donc au moteur. Si vous faites correctement la division, vous trouverez qu’il nous faudra un peu plus de 12 heures pour arriver à Estepona.
Parler ça donne soif ! Sur ce … vous voyez l’allusion … 😉
Après un excellent café-croissants sur Manihi, nous avons largué les amarres vers 9h30. Comme prévu par la météo un vent de 13-15 nds de travers nous a poussé à 7 nds de moyenne vert le sud-ouest (Une note au passage : finalement j’utilise l’abréviation française «nds» plutôt que l’anglaise «kt» ; ce qui convient mieux à une population de followers français).
En milieu d’après-midi, nous avons pris un cap plus ouest. Et donc une allure de vent arrière. Le vent restera autour des 13 nds. Nous y resterons toute la nuit avec les voiles en ciseaux ; ce qui sera plus stable, avec une vitesse moyenne probable de 6 nds.
Pas trop d’anecdotes à raconter aujourd’hui. Juste plus de bière à bord 🙁 … Mais on devrait arriver à tenir jusqu’à demain !
Demain … Où arriverons-nous demain ? That is the question … Après une nuit qu’on espère passer tranquille, nous aviserons au petit déjeuner devant un bon (nes)café. Donc ce soir, pas d’infos sur notre destination. Et donc rendez-vous demain en terre inconnue !!!
Bonne soirée à tous les terriens
On devait aller à Alicante et finalement le manque de vent, l’envie d’une bonne bière … on fait escale à Campello, un petit port 10 miles avant !
La nuit s’est passée tranquille au moteur sur une mer d’huile. Un ciel magnifique barré par une Voie Lactée en coton, les pointillés fluorescents des méduses dans le sillage du bateau, un lever de lune, et le matin, les dauphins qui se baladent un peu partout autour du bateau. Ca fait oublier le bruit du moteur …
On a remis les voiles vers 14h avec un vent très léger, ce qui nous a fait prendre un peu de retard sur le timing prévu. D’où l’escale un peu avant Alicante.
Juste avant d’arriver, on a eu la chance d’admirer le Manhattan sur mer local plus connu sous le nom de Benidorm. Ca surprend un peu !!!
Sinon belle journée, du soleil, du pastis, du pâté gourmand et autres petits plaisirs … 🙂
A demain sur les ondes …
Premier jour de descente vers les Canaries. On est partis ce matin de Barcelone à neuf heures. Pas de vent donc au moteur 🙁 …mais la météo nous en promettait pour cet après-midi. Et ça y est … 9 à 12 kt de vent depuis 14h (Rappel : kt abréviation de knot, nœud en anglais). On avance à 6-7 kt direction Alicante. C’est royal mais ça ne va pas durer !
On avait évoqué l’idée de faire escale à Ibiza pour y passer la nuit. On y serait arrivés demain matin et on aurait perdu la journée à attendre. D’où la décision de pousser un peu plus loin histoire d’utiliser la journée de demain. On devrait arriver à Alicante en fin de journée ou début de nuit.
Sinon ça n’a pas tardé pour (re)prendre le rythme … Au bout de 5 heures on ne voyait plus la côte. Pleine mer ! Les rotations de veille de jour, les hydratations, grignotages, siestes en tout genre … rien de tel pour déconnecter 🙂
Voilà pour aujourd’hui. C’est bien pour un premier jour, non ?
C’est le 15 août. Il fait chaud à Barcelone. C’est là que demain, Fred et Thierry vont remplacer Danielle et Axelle pour descendre Manihi jusqu’à Estepona (un port entre Marbella et Gibraltar). Là, Bernard, Pascal et Pierre prendront la relève pour accompagner Bertrand jusqu’à Las Palmas, Gran Canarie.
Pas grand-chose à dire de plus pour le moment. Mais fallait bien commencer ce blog ! Bonne journée à tout le monde 🙂